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  1. #1
    Senior Member

    Informations concernant la Syrie

    re…A propos …d’un commentateur dans libé

    Quand la France martyrisait la Syrie

    Anticipant le démembrement de l’empire ottoman qui a suivi la Première guerre mondiale, dès mai 1916, la France et la Grande-Bretagne négocient en secret le partage du Moyen-Orient (accords Sykes-Picot). Sur une partie de cette région – qu’on appelait alors le Levant – la France se réserve la possession d’un territoire aux frontières arbitraires correspondant à la Syrie et au Liban d’aujourd’hui. ((Les Britanniques exercent leur tutelle sur la Palestine, la Transjordanie et l’Irak.))

    En 1920, la Société des Nations consacre la remise de ce territoire à la France (mandat).

    Commandé par le général Gouraud, le corps expéditionnaire français envoyé en Syrie rencontre une résistance acharnée de la part des populations toutes farouchement opposées à l’occupation étrangère.

    Dès son débarquement sur le sol syrien, en juillet 1920, il se heurte à une insurrection arabe conduite par l’émir Faysal qui dirige le royaume de Damas.

    Il faudra l’envoi d’une colonne avec autocanons, automitrailleuses, deux formations de chars d’assaut et l’appui de l’aviation, pour que l’armée française parvienne à écraser les insurgés et faire son entrée à Damas, le 25 juillet 1920.

    En septembre 1920, la France démembre la Syrie en créant un Etat libanais confessionnel où dominent les chrétiens maronites. Elle joue aussi des oppositions entre populations : Alaouites, Druzes, Kurdes.

    Sultan Pacha al-Atrache

    En juillet 1925, éclate la révolte druze (ou Grande Révolte syrienne) dirigée par Sultan Pacha al-Atrache qui, dès les premiers combats, met en déroute les troupes françaises.

    L’insurrection s’étend et prend une dimension nationale.

    En octobre 1925, Damas insurgée est bombardée par l’artillerie durant trois jours sur ordre du général Sarrail. On compte près de 1.500 morts. Des monuments historiques de la vieille ville sont réduits en poussière.

    Ce n’est qu’en faisant venir des renforts de troupes du Maroc (30.000 soldats) en mars 1926 que la France parviendra à venir progressivement à bout du mouvement.

    En mai 1926, la ville de Damas est de nouveau bombardée – cette fois-ci par l’aviation – provoquant de nouvelles pertes humaines (5.000 morts) et matérielles considérables.

    1925 : Damas après les bombardements français

    1925 : Troupes françaises combattant dans les rues de Damas

    Au début de 1936, alors qu’une insurrection urbaine vient d’embraser la Syrie, le gouvernement de Front populaire négocie et signe des traités prévoyant l’indépendance de la Syrie et du Liban. Ces textes ne seront jamais ratifiés par le Parlement français.

    Durant la Seconde guerre mondiale, en juin 1941, au nom de la France libre, le général Catroux proclame l’indépendance de la Syrie et du Liban sans effet immédiat. Celle-ci ne doit intervenir qu’après un traité qui reste à venir.

    Des élections ont lieu en 1943 qui donnent la victoire aux nationalistes lequels exigent leur souveraineté immédiate et refusent de la subordonner à un traité.

    De Gaulle tergiverse, envoie des troupes et, le 30 mai 1945, donne l’ordre à l’aviation française de bombarder Damas pendant 36 heures d’affilée. On dénombre 500 morts dont 400 civils et des centaines de blessés. Une partie de la ville est détruite dont le parlement syrien.

    Mais De Gaulle doit finalement accepter l’arrêt des combats et abandonner ses prétentions. En avril 1946, les derniers soldats français quittent le Levant.



    Durant un quart de siècle, la France a ainsi soumis la Syrie à une dictature féroce et sanguinaire, comme en témoigne le seul fait d’avoir procédé à trois reprises au bombardement de la ville historique de Damas, faisant des milliers de victimes.

    Cette réalité rend d’autant plus odieuse l’ingérence de l’ancienne puissance coloniale dans les évènements qui, depuis un an, secouent la Syrie.

    Dès le début, la France a cherché à imposer à ce pays un scénario «à la libyenne» en appuyant diplomatiquement et militairement les groupes violents de la contestation à Bachar al-Assad.

    La France comme la Grande-Bretagne, avec une participation active de la Turquie, et des monarchies obscurantistes du Qatar et de l’Arabie saoudite, arment et entraînent les « rebelles », troupe composite de Syriens et de mercenaires extérieurs.

    Comme en Libye, la France a dépêché des éléments de ses forces spéciales pour apporter un soutien logistique aux « rebelles ».1

    Il semblerait même que certains d’entre eux aient été arrêtés alors qu’ils opéraient sur le territoire syrien. Cette information est rapportée par Médiapart qui accuse les médias français de le taire sous l’effet d’une véritable censure militaire.2

    Source : Le Petit Blanquiste

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  3. #2
    Senior Member

    Re: Informations concernant la Syrie

    La "grande nation" n'a pas à se vanter de son passé. Il est rempli de massacres, carnages et violations.
    Cela a déjà commencé avec Charles Martel, puis par le soi disant "grand" Charlemagne. Pendant tout le moyen âge la France s'est mêlée dans les "affaires" italiennes surtout avec ses armées. Les guerres méthodiques contre le pays limitrophes commencent avec Louis iV. L'invasion de L'Hollande - celle ci a forcé les hollandais à ouvrir leurs digues et de mettre l'Hollande sous l'eau et la destruction systématique de l'Allemagne de sud (entre autre Heidelberg et son château) par le bien connu général Melac. Celui ci est resté dans la mémoire des gens du sud de l'Allemagne comme gros mot: "Lakl". Les armées francaises n'ont pas épargné leur propre pays. Exemple: La Vendée et la Chouannerie en Bretagne. Napoléon a continué la tradition en dévastant toute l'Europe. La "colonisation" de l'Afrique du nord, de l'ouest et centrale était un carnage et massacre à la population locale, suivi d'un temps de suppression et de l'esclavage. Après la I ère guerre la France a imposé un dictat sur l'Allemagne ci inclus l'occupation de la Ruhr et de la Sarre. Puis les guerres dans l'Indochine et en Algérie pleins de cruautés. Après la II ème guerre la France a proclamé pour la première fois dans l'histoire moderne des villes ouvertes en Allemagne du sud (par exemple à Freudenstadt pour toute une semaine) où tout était permis, pillage, vol, violation de toutes les femmes et même meurtres. A Freudenstadt il y avait des femmes encastrées qui devaient servir pendant toute une semaine aux besoins des hommes.
    Ceci pour dire la tradition francaise n'est pas mieux qu'aucune autre. Ils - les humains - étaient tous pareils sans exception
    Que cela se termine bientôt!
    Amour et Lumière
    Bernd

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  5. #3
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    Re: Informations concernant la Syrie

    VIDEO. LA BLAGUE DU JOUR. Syrie: "Je n’ai pas encore pris de décision" (Barack Hussein Obama)
    Publié le août 29, 2013 @ 11:43
    220

    Goebbels disait: «Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit». Nous y sommes presque, même comme on voit très bien que la manipulation médiatico-occidentale a du mal à prendre, malgré un forcing ubuesque. La réflexion au ras des pâquerettes, la désinformation chevillée au corps, les journalistes ne le sont plus. Ils sont des combattants au service des multinationales qui sont derrière tous les conflits. Les « qui » arment les « rebelles » en Syrie ? Il suffit de répondre à cette question pour comprendre ce qui se passe actuellement avec la supposée attaque à l’arme chimique : une promesse faite par les soi-disant rebelles afin que les États-Unis et leurs alliés rentrent en guerre. Hélas, les Russes viennent eux-aussi d’envoyer deux vaisseaux en Méditerranée. Il s’agit d’un navire anti-sous-marin et d’un lance-missiles. Les enquêteurs de l’ONU quitteront la Syrie dès samedi annonce l’ONU mais, des frappes sont annoncées juste après…sans des résultats de l’enquête. Ambiance.

    L’Occident n’a vécu et ne survit que par la rapine. Toutes ses actions ont toujours été basées sur du mensonge accompagné du bruit et de la fureur. De tout temps, ad vitam aeternam ; à tous ses coups fourrés, lors de ses conquêtes. Il n’y a pas de génération spontanée et, ce n’est pas demain la veille. Quand le président américain Barack Obama déclare, pince sans rire, que, « Les Etats-Unis ont conclut que c’est le Gouvernement syrien qui est à l’origine de l’attaque », comme ça, sans preuve, il demande donc au monde entier, puisque ce sont les Etats-Unis, de le croire sur parole.

    Avec le financement et l’armement de ces terroristes qui violent, tuent, pillent, de dire qu’ils ne peuvent pas commettre un tel délit, c’est se moquer de notre intelligence, petite soit-elle. la vraie impunité est de leur ressort puisqu’ils peuvent tout se permettre en violant aigrément le droit international. Heureusement que l’armée arabe syrienne veille. La paresse intellectuelle de certains journalistes devient inquiétante. Aucune déontologie et, pire, du copier-coller rance. Nous allons étayer notre réflexion rien qu’en se basant sur quelques faits irréfragables.

    • Il n’y a absolument aucune preuve ou même un début de preuve, encore moins une confirmation que le gouvernement Assad a effectué l’attaque chimique présumée survenue dans la banlieue de Damas.
    • Les inspecteurs des Nations Unies sont en Syrie à la demande directe du gouvernement syrien, qui les a interpellés depuis le mois de…mars 2013. Donc, c’est l’ONU qui a même tardé à venir prouver l’utilisation des armes chimiques en Syrie et par conséquent, la Gouvernement Assad coopère avec l’ONU.
    • Fait troublant, l’attaque a eu lieu à quelques dizaines de kilomètres de l’équipe des inspecteurs onusiens, le jour même de leur arrivée à Damas. Qui peut croire ensuite à l’utilisation de ces armes par le Gouvernement syrien à part ses ennemis ?
    • Carla Del Ponte, membre de la Commission d’enquête indépendante des Nations unies sur la Syrie, avait accordé un entretien en mai 2013, à une chaîne de télévision italianophone de son pays natal, la Suisse. Elle avait déclaré que ce sont les « rebelles » qui avaient fait usage des armes chimiques. La presse parla alors de propos « irresponsables ». Pourquoi donc ?
    • En mai 2013, 12 membres du Front al-Nosra ont été arrêtés en Turquie. Ils étaient en possession du fameux gaz sarin, ce neurotoxique qui aurait été utilisé dans l’attaque récente.
    • En Janvier 2013, le journal britannique «Daily Mail» a rapporté que les « rebelles » avaient prévu une attaque chimique et qu’ils allaient l’amputer au Gouvernement syrien afin de justifier l’intervention américaine. Le rapport était basé sur des emails de certains vendeurs d’armes.
    • Le Dr Ake Sellstrom, chef des inspecteurs onusiens en Syrie, doutent de la crédibilité des accusateurs. En effet, les rapports sur l’attaque sont extrêmement contradictoires. Certaines informations indiquent qu’il y a plus de 1300 morts, d’autres parlent de moins de 200 et enfin, de 350 morts.
    • "Médecins sans frontières" est aussi allé de son rapport qui ne repose pas sur ses propres informtions mais est basé sur celui reçu d’eux et expédié un groupe rebelle syrien. D’une grande crédibilité, bien sûr.
    • La vidéo de l’attaque présumée a été mise en ligne sur Internet par les « rebelles », quelques heures avant l’attaque supposée. Quelques images prouvent même qu’on a affaire à des acteurs sur certaines scènes, d’autant plus que le gaz sarin est dévastateur.
    • Les États-Unis ont exhorté, en vain, l’équipe d’inspection de l’ONU de mettre fin à ses travaux. Ces derniers ont insisté pour rester 4 jours supplémentaires, pour mieux pousser leurs investigations et déterminer les faits réels.

    Nous croyons avoir été simple et assez explicite pour que, même le plus sceptique des hommes, prennent un peu de recul. Parce que, la presse mainstream passe sont temps à diaboliser le président Assad. Avec le vrai visage de ceux-ci, vu plus haut, on se demande bien les « qui » sont des monstres…Ces gens fuient les pourparlers de Genève II. Et si les observateurs de l’ONU annoncent que c’est leurs protégés qui ont utilisé des armes chimiques, quelle sera la réponse de monsieur autopersuasion Obama ? Les attaquer ?

    http://allainjules.com/2013/08/29/vi...hussein-obama/

    http://www.youtube.com/watch?feature...&v=DRuRwZCEtGc

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  7. #4
    Senior Member

    Re: Informations concernant la Syrie

    RAS LE BOL. Syrie/Iran: cette fois-ci, le président russe Vladimir Poutine ne rit plus
    Publié le sept 5, 2013 @ 15:17

    Jouant les enfants gâtés, le président américain Barack Obama aurait demandé de ne pas s’asseoir à côté du président russe Vladimir Poutine. Sans preuve, mais suivant visiblement un calendrier, le prix Nobel de la guerre et accessoirement président américain affirme que la crédibilité de la communauté internationale est en jeu, si elle permet au président Assad d’agir en toute impunité. Vladimir Poutine lui a repliqué que, des mesures contre la Syrie sans l’approbation de l’ONU serait «une agression». Pire, juste avant le début du sommet, il a menacé d’armer l’Iran avec la défense antimissile russe, la plus perfectionnée au monde, si l’Occident attaque la Syrie.

    PLus tôt, le président russe avait déclaré que Moscou avait fourni des éléments de la technologie S-300 à la Syrie mais avait gelé les envois. Mais, ces derniers se feraient ultérieurement, avait-il affirmé. Voyant d’un très mauvais oeil ceux qui parle du droit international sans l’appliquer, le dirigeant russe a déclaré que Moscou allait acheminé ses S-300 ailleurs, pour que d’autres pays ne soient plus agressés…en toute impunité.

    Alors que le vrai but de l’attaque contre la Syrie est finalement l’Iran, le peuple syrien sacrifié sur l’autel des intérêts d’Israël et des Etats-Unis, deux pays qui n’acceptent pas que l’Iran ait son nucléaire, même civil, et qui n’ont jamais respecté une seule résolution internationale. Du coup, le gang des barbares s’offusque, prenant comme une menace, cette relance probable d’un contrat pour la livraison des missiles S-300 améliorés à l’Iran, avec la même puissance que les S-400.

    En effet, la Russie avait annulé, il y a quelques années, sous une forte pression américaine et israélienne, cette livraison. Cette fois-ci, le président russe Vladimir Poutine ne rit plus. Il parle même de livrer, en cas d’attaque contre la Syrie, des…S-400 à l’Iran. C’est la panique à bord. Le S-400 qui équipe la flotte russe de méditerranée peut accrocher 72 cibles à la fois. Hypersonique à Mach 6,5 donc 8 fois plus rapide que le missile de croisière Tomahawk américain, avec lui, l’Iran deviendrait intouchable. Est-ce ça que veulent les bourreaux des Syriens ?

    Ils ont maintenant le choix…

    On verra jusqu’où peuvent aller les amis d’al-qaïda, aussi extrémistes que leurs alliés de la mouvance terroriste islamiste…

    http://allainjules.com/2013/09/05/ra...e-ne-rit-plus/

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  9. #5
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    Re: Informations concernant la Syrie


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  11. #6
    Senior Member

    Re: Informations concernant la Syrie


    Échec au roi!
    par Alain Benajam.

    IRIB-Il y a bien échec au roi, celui l’impérialisme,

    Barack Hussein Obama roitelet investit par les forces du mal. Ce n’est pas encore Echec et Mat loin de là mais l’impérialisme a subi dans l’affaire syrienne et face aux russes, un échec cuisant l’empêchant de déclencher la guerre qu’il souhaitait et qu’il avait programmé.pourquoi cet échec est cuisant ? L’impérialisme ne peut vivre qu’avec la guerre et l’empêcher de la faire c’est commencer à le tuer. L’impérialisme a besoin de la guerre comme un requin a besoin d’avancer pour respirer qu’il s’arrête et c’est la mort !L’impérialisme est composé de plusieurs éléments ne pouvant vivre que sur la prédation. Tout comme l’empire romain avait besoin de toujours plus d’esclaves pour alimenter sa machinerie guerrière, l’impérialisme a besoin d’asservir les peuples au paiement des intérêts d’une dettepour alimenter sa propre machine prédatrice.

    En clair les pays qui restent à agresser pour leur imposer une dette, en foncé ceux qui payent déjà le tribu de soumission

    Alors, pour asservir des peuples à la dette il est impératif de se saisir de leur appareil d’état d’abord et de leur appareil financier ensuite. Pour se saisir de ces états l’impérialisme use de plusieurs manières : par la corruption des politiciens locaux et le chantage, si cela ne marche pas, par la destitution de dirigeants non corrompus et non corruptibles et si cela ne marche pas par la guerre afin de placer par la force les marionnettes prévues à cet effet.

    La guerre est aussi intéressante en elle même car elle dope les budgets militaires et favorise le transfert de l’argent public vers de riches poches privées.

    L’impérialisme a choisi de se donner l’aspect de la démocratie car il a jugé qu’il était plus efficace que les peuples organisent eux même leur asservissement, ce qui épargne l’utilisation de gros moyens de répression. Il est donc dans l’obligation d’entretenir en permanence une fiction qui permet aux peuples d’accepter les massacres de masse et les indicibles horreurs. La fiction justificatrice de la sale guerre entreprise sous couvert d’humanité.

    Il y a donc une machinerie complexe et bien huilée qui s’est mise en place dont le seul et unique but est d’asservir les peuples afin de les faire payer et de tuer les récalcitrants. On peut diviser cette machinerie en trois groupes étroitement liés et convenablement bien rémunérés.

    1- Le groupe dur, se sont les états, les armées, leur commandement et leurs services secrets et avec l’industrie d’armement ; le fameux complexe militaro-industriel qui est aujourd’hui assez transnational impliquant essentiellement quatre états sous la direction des USA ce sont le Royaume Uni, la France et Israël . Le « roi » en échec est le président des USA adoubé par la deuxième entité, le groupe financier.

    2- Le groupe financier, est essentiellement constitué par un axe La City, Wall Street qui organise la prédation sur les peuples par la dette et par la hausse continue des matières premières. Tel un ogre inassouvi ce groupe financier a besoins de plus de peuples à asservir, il en reste encore beaucoup il suffit de voir la carte mondiale de l’endettement ou l’on voit que ce sont les pays les plus développés qui sont les plus endettés car jugés capables de payer les plus forts intérêts comme la Norvège ou le Japon, deux pays soumis corps et âmes à l’impérialisme.

    3- Le groupe chargé de la fiction justificatrice que l’on peut l’appeler le groupe du mensonge constitué par des politiciens et leurs partis, par les médias et les ONG. Ce groupe institutionnel doit rester crédible aux yeux des peuples pour être efficace. Qu’il s’écroule et c’est tout le système bâti sur lui qui peut également s’effondrer ce groupe du mensonge est donc fondamental.

    Face à la machinerie impérialiste un moment débridée et sans opposition depuis la fin de l’URSS, la résistance s’organise doucement, sûrement et en s’accélérant.

    La résistance se constitue et s’organise avec les peuples et leurs états visés par la prédation impérialiste. Ces états sont ceux qui ne sont pas encore soumis à la dette que l’on voit sur la carte.

    Ces états, il y a encore peu de temps, n’étaient pas encore conscients du danger et n’avaient pas cru devoir s’organiser convenablement dans un système de défense commun. Les dirigeants de ces états souvent fort riches personnellement vivant très bien du capitalisme, pensaient certainement que depuis la fin du bloc soviétique, du socialisme et avec la généralisation du système capitaliste, ils étaient devenus amis et partenaire des USA, ils pensaient qu’ils n’avaient donc plus rien à craindre et que toutes luttes politiques et idéologiques étaient maintenant éteintes.

    J’ai personnellement suffisamment discuté avec des dirigeants communistes chinois pour avoir perçu avec consternation à quel point ils se faisaient des illusions sur « l’occident » et les USA pensant que les affrontements étaient du passé maintenant que le capitalisme investissait en masse dans leurs pays. De la même façon une très large faction de l’intelligentsia russe et de politiciens pensaient qu’il était souhaitable d’abandonner la lutte nationale face à l’impérialisme et de vivre de ses miettes concédées.

    La Russie et la Chine avaient, peu de temps auparavant, un système économique socialiste fondé sur l’utopie léniniste. Cependant si l’économie socialiste s’est montrée peu performante, le fait d’avoir des partis communistes au pouvoir opposés intrinsèquement à l’impérialisme les a préservé de la soumission.

    Les partis communistes au pouvoir on fait plutôt fonction de machine de guerre particulièrement efficace dans la préservation de l’indépendance nationale. Aujourd’hui les anciens dirigeant politiques les plus populaires dans ces pays sont Staline en Russie et Mao Tsé Toung en Chine vus aujourd’hui plus en tant que dirigeants nationalistes que communistes.

    C’est donc naturellement que d’ex pays socialistes dirigés par des communistes ont pris en main la résistance car les hommes mûrs à la tête de ces états ont encore été formés à l’école communiste de la résistance à l’impérialisme. Le plus bel exemple en est Vladimir Poutine ex dirigeant du KGB, les services secrets soviétiques.

    Historique d’un affrontement pouvant devenir paroxystique et évité de justesse par l’habile et déterminée manœuvre russe.

    La guerre du Vietnam terminée en 1975 fut une grande défaite pour l’impérialisme et, durant quelques années il dut se tenir tranquille comme assommé.

    La trêve ne dura pas trop longtemps, dés 1990 les hostilités guerrières impérialistes reprirent contre l’Irak avec la première guerre du Golfe et en 1991 contre la Yougoslavie.

    Ces guerre furent des succès pour l’impérialisme qui put ainsi démanteler la Yougoslavie et l’Irak. Ces succès relativement aisés furent possibles grâce à l’extinction de l’URSS, l’impérialisme n’avait face à lui aucune opposition d’importance.
    Dés ces nouvelles guerres, une nouvelle technique de justification apparue avec l’embrigadement étroit des médias et des politiciens constituant alors un front du mensonge particulièrement efficace.

    Ce front du mensonge politico-médiatique avait pour but de diaboliser le dirigeant politique principal de la cible, de le présenter comme un ignoble dictateur justifiant les actions les plus violentes à son encontre.

    A ce moment le Réseau Voltaire perçu le danger et se mobilisa dans les premières années de son existence pour mettre en évidence et dénoncer la presse de l’impérialisme et les techniques de diabolisation. Mais nulles oppositions politiques ou étatiques ne se constituèrent à l’époque contre ces forfaits impérialistes.

    Les attentats du 11 septembre 2001 marquèrent l’imposition générale et définitive de l’embrigadement politico-médiatique occidental en faveur de l’impérialisme. Le mensonge était devenu généralisé emmenant tous les rouages institutionnels sans exceptions, partis politiques médias, administrations d’états tous impliqués sans mesure dans l’adoption officielle et religieuse d’une manipulation de mort et de mensonges grossiers.

    La Chine et la Russie ne bougèrent pas, bien que sachant parfaitement la réalité de ces attentats fabriqués de l’intérieur des USA. Ils ne bougèrent pas car ils avaient toujours l’illusion d’être rangés parmi les amis et à l’abri de toutes agressions.

    La France chiraquienne à ce moment faisait figure d’opposant principal à l’impérialisme et avait retrouvé un moment son lustre international.

    Il fallut la guerre de Libye pour que la prise de conscience du danger commence à poindre dans l’esprit de plusieurs états et qu’ils commencent seulement penser se mettre en posture de défense.

    L’impérialisme après ses succès du « printemps arabe » et de la guerre de Libye crut que la Syrie serait une promenade de santé et que derrière l’Iran tomberait comme un fruit mur ouvrant les portes de la Russie et de la Chine cœur de l’objectif le fameux «heart land» de l’île du monde selon le fantasme anglo-saxon.

    Vladimir Poutine assisté de son excellent ministre des affaires étagères Constantin Lavrov et derrière toute la Russie ont perçu qu’il était devenu vital maintenant de stopper la marche inexorable de l’impérialisme.

    Mais comment stopper une redoutable machine de guerre sans faire la guerre ? Car faire la guerre serait encore l’alimenter et non la vaincre.

    Il fallut s’attaquer à la base du système évoquer plus haut celui du mensonge sur lequel la machinerie guerrière est construite, tout en dissuadant militairement l’adversaire ou au moins le faire réfléchir aux conséquences que pourraient avoir un conflit ouvert généralisé avec une puissance militaire quasiment identique à la sienne.
    N’oubliant pas que le système guerrier et agressif ne peut fonctionner qu’avec l’assentiment de l’opinion public c’est bien à celle-ci qu’il fallait s’adresser. En effet le peuple étasunien lassé des morts et des handicapés aurait certainement mal pris la nouvelle de quelques navires coulés avec leurs équipages ou quelques dizaines voir centaines d’avions abattus.

    Le dispositif naval de protection des côtes syriennes devait avant tout être crédible. Ce dispositif naval fut mis en place dés le mois de janvier au cours d’une bataille navale « électronique » emportée par la flotte russe qui put rejeter le dispositif naval de la 6ème flotte US loin des côtes syriennes.

    Le croiseur lance missile Moksva élément de la dissuasion navale russe

    A lire pour comprendre,

    Un article de Valentin Vasilescu spécialiste de l’armement russe et étasunien.
    http://avicennesy.wordpress.com/2013...leront-jamais/

    Il était devenu certain qu’après la « ligne rouge » qui pourrait être dépassée par le gouvernent syrien dans le cas de son utilisation de gaz de combat, qu’une intervention directe des forces de l’impérialisme serait déclenchée et que le prétexte qui serait alors fabriqué serait une attaque sous faux drapeau utilisant ces gaz.

    Ces gaz possédés par l’Armée Arabe Syrienne n’avait aucune utilité militaire dans les combats rapprochés qui mêlait civiles et combattants des deux bords. Ces gaz de combat n’était là que pour dissuader ,qui en possède également, de déployer une attaque massive. Dans le cas actuel de la menace impérialiste, la possession de ces gaz de combat devenaient même un lourd handicape pour l’état syrien.
    Il était judicieux qu’il s’en débarrasse ostensiblement et sans conteste, Obama a fourni le prétexte pour éliminer tous prétextes.

    L’action russe a été menée sur trois points ôtant à la fois tous prétextes d’attaque à l’impérialisme et le dissuadant également par une détermination militaire sans faille à défendre la Syrie contre toutes agressions.

    Le prétexte fallacieux a été remis en cause médiatiquement par la contestation de la réalité de l’attaque chimique en démontrant qu’elle fut fabriquée par les services occidentaux, ceci par l’enlèvement et l’assassinat de plusieurs centaines d’enfants de Lattaquié zone favorable au gouvernement syrien afin de les montrer en victimes de ces gaz de combat. La réalité du faux prétexte mis en avant par les médias et les politiciens pour fomenter l’agression commençat a ébranler convictions et certitudes, lézardant le front habituels des fous de guerre. Un nombre significatif de médias et de politiciens ont ainsi abandonnés la ligne du mensonge.

    Puis les deux missiles tests de l’impérialisme décelés dés le tir et abattus ou non par les russes démontra leur capacité technique de riposte et leur détermination.
    A ce moment l’impérialisme s’aperçu qu’il n’y avait pas de solution simple à la poursuite de l’agression face aux dispositifs de défense russe et syrien.

    Il fallut alors tendre une perche à l’impérialisme afin de lui donner la possibilité de ne pas s’enfoncer dans l’aventure militaire. C’est tout le génie russe que d’avoir penser qu’il était utile de ménager une porte de sortie à l’adversaire si on ne voulait pas le combattre jusqu’à sa mort, chose qui eut été terrifiante pour les deux parties.
    La mise sous séquestre de l’armement chimique syrien par l’ONU offrit à Obama ce prétexte d’abandon de la partie sans perdre la face même si ce séquestre est extrêmement difficile à réaliser.

    Poutine a bien réussit à éviter à la Syrie d’être écrasée sous les bombes et par la même occasion il a évité à Obama de commettre une faute grave en déclenchant un dur conflit régional voir une guerre mondiale dont la première victime eut été Israël.

    Les conséquences.

    La guerre n’est pas terminée pour autant car les djihadistes biens armés continuent à affluer mais la Russie à changé de registre, elle est maintenant déterminée à aider militairement au maximum de ses possibilités la Syrie et l’Iran qui seront maintenant pourvus des armements les plus modernes. L’avancée inexorable de l’Armée Arabe Syrienne va continuer avec l’aide de l’Iran du Hezbollah de la Russie et de la Chine.

    S300 livrés à la Syrie et à l’Iran rendant leur ciel inexpugnable

    La méfiance envers les USA et l’occident va s’accroître dans le monde.
    Nous avons vu que dans le monde occidental l’unanimité habituelle pour la guerre impérialiste ne ses pas constituée et que les va-t-en-guerres comme Hollande étaient isolés.
    Nous avons vu également que le front du mensonge médiatique s’était fissurés et que nombre de politiciens avait osé un désaccord.
    On peut aisément affirmer que la carrière politique de François Hollande est terminée et que l’avenir du Parti Socialiste principal soutient à la guerre impérialiste est sombre.

    Il y eu bien Échec au Roi, de l’impérialisme, dans cette partie très serrée avec la Russie attendons maintenant tranquillement l’Échec et Mat

  12. #7
    Senior Member

    Re: Informations concernant la Syrie

    Allain Jules
    L'information déjantée, au Kärcher, et la liberté d'expression dans sa quintessence: "Mieux vaut mourir debout que de vivre à genoux" Dolores Ibárruri Gómez

    VIDEO. Syrie: Interview intégrale de Bachar al-Assad par Fox News (traduction française)
    Publié le sept 22, 2013 @ 12:21
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    http://www.youtube.com/watch?feature...&v=-bajWYPvBiE

    DAMAS, Syrie – Le 18 septembre dernier, dans la langue de Sheakspeare, le président syrien Bachar al-Assad donnait une interview à la chaîne américine Fox News. Beaucoup de personnes se sont posées la question de savoir pourquoi il donnait cete interview en langue anglaise. Pour simplement que la traduction de l’arabe en anglais ne soit pas triturée. Connaissant la pratique de la presse mainstream, le lion de Damas a voulu parler directement au peuple américin et sans intermédiaire. Au sein des familles américaines, il a fait mouche, avec sa maîtrise de la langue. Certains se sont aussi interrogés pourquoi, dans son entretien avec Le Figaro, il n’a pas parlé français alors qu’il parle aussi la lanue de Molière. C’est aussi limpide, la France, à part crier, ne joue aucun rôle sur le plan international, encore moins sur le conflit syrien, à part suivre les Etats-Unis.

    Fox News : Bonjour Monsieur le Président, je vous remercie beaucoup, de nous avoir accordé cette entrevue. Je suis accompagné par mon collègue, le journaliste Greg Palkot, et nous sommes très impatients de commencer. Comme vous le savez, il y a eu un certain nombre d’histoires qui ont fait la une des médias et que nous devons discuter avec vous . L’ONU vient de publier son rapport sur les armes chimiques. Mon collègue Greg Palkot en discutera avec vous dans un instant. Je veux vous parler d’autres développements majeurs concernant le plan sur les armes chimiques, qui a été accepté par les Etats-Unis et le gouvernement russe. Êtes vous d’accord avec ce plan pour sécuriser et éventuellement détruire les armes chimiques ?

    Le président Assad : La semaine dernière, nous avons adhéré à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), et une partie de cet accord, la partie principale, est l’engagement de ne pas fabriquer ces armes, ne pas les stocker, et de ne pas les employer, et bien sûr de ne pas les distribuer, et une partie de cet accord concerne la destruction de ces produits chimiques. Evidemment, puisque nous sommes maintenant signataires de cet accord, nous devons donner notre accord sur cette partie.

    Fox News : Vous devez donner votre accord sur quoi ?

    Le président Assad : Pour nous débarrasser de toutes ces armes, je veux dire, les détruire.

    Fox News : Pourquoi l’acceptez-vous aujourd’hui seulement ?

    Le président Assad : Non, en fait ça ne date pas d’aujourd’hui. Si vous revenez dix ans en arrière, lorsque nous étions un membre non-permanent du Conseil de sécurité en 2003, nous avons proposé aux Nations Unies et au Conseil de sécurité, une proposition syrienne de débarrasser le Moyen-Orient des armes de destruction massive, à créer une zone exempte de produits chimiques ou d’une zone exempte d’Armes de Destruction Massive au Moyen-Orient. Et en fait, les États-Unis se sont opposés à cette proposition, mais par conviction nous voulions voir notre région exempte d’armes de destruction massive, de toutes sortes d’armes de destruction massive parce que c’est une région très volatile, qui est toujours au bord de l’anarchie et des guerres. C’est pourquoi nous disons que ça ne date pas d’aujourd’hui.

    Fox News : Nous savons que le président Obama et le secrétaire d’Etat Kerry ont dit dans le passé que vous mentiez – c’est leur mot, pas le mien – quand vous avez dit que vous n’aviez pas d’armes chimiques. Il y a quelques jours, dans une interview avec la chaîne Russe Canal 24 vous avez admis que vous aviez des stocks d’armes chimiques. Pour simplement clarifier les choses avant de passer à la suite : Avez-vous ou n’avez-vous pas des armes chimiques ?
    Le président Assad : Tout d’abord, en ce qui concerne ce qu’Obama et Kerry ont dit, je les mets au défi de préciser à quelle occasion nous aurions répondu ne serait-ce qu’une seule fois « non ». Nous ne l’avons jamais dit. Nous n’avons jamais dit non, nous n’avons jamais dit oui, mais nous disons toujours que c’est un sujet classifié, nous n’avons pas à en discuter, et si nous voulons en parler, nous disons « si » et « si », ce qui signifie que vous pouvez en avoir ou ne pas en avoir. C’est donc un mensonge éhonté.

    Fox News : D’accord, mais pouvez-vous nous le dire maintenant ? Avez-vous des armes chimiques ou non ?

    Le président Assad : Bien sûr, lorsque nous avons adhéré au traité la semaine dernière, cela signifie bien que nous en avons, et nous l’avons dit, ce n’est plus un secret.

    Fox News : Donc, à l’intention du peuple américain, vous admettez que vous avez des armes chimiques ?

    Le président Assad : C’est pourquoi nous avons adhéré à l’accord international, afin de nous en débarrasser.

    Fox News : Mes anciens collègues du Capitol Hill (Congrès) sont sceptiques au sujet de votre adhésion à ce plan. Ils disent que c’est juste une tactique destinée à gagner du temps. Est-ce le cas ?

    Le président Assad : Une tactique destinée à gagner du temps ? Pour adhérer à l’accord ?

    Fox News : Que vous essayez en ce moment de gagner du temps, et que vous n’avez pas vraiment l’intention de respecter ce plan. Essayez-vous de gagner du temps ?

    Le président Assad : Lorsque vous passez un accord, il y a un mécanisme, et vous devez obéir à ce mécanisme. Et, d’après l’histoire récente de la Syrie, nous n’avons jamais passé un accord avec l’une ou l’autre partie du monde et nous n’avons jamais violé nos engagements ou failli à notre rôle prévu dans un quelconque accord. Jamais.

    Fox News : Vous voulez donc dire que le président Obama peut vous faire confiance pour respecter vos engagements ?

    Le président Assad : Je ne pense pas que le président Obama devrait me faire confiance. C’est d’abord au peuple syrien de me faire confiance, pas le président Obama. Ensuite, quand il s’agit de contrats et de relations internationales, il faut des mécanismes et ces mécanismes doivent être fondés sur des critères objectifs. Donc, si vous voulez faire confiance ou pas, observez notre pays, regardez s’il obéit à ces mécanismes et à ces règles ou pas. C’est là que vous pouvez lui faire confiance ou pas. Ce n’est pas une relation personnelle.

    Fox News : Je comprends. Donc, vous êtes soumis à un délai très court. Allez-vous être en mesure de fournir la liste qui fait partie de l’accord, une liste des armes chimiques ?

    Le président Assad : Cette liste en fait partie. Vous devez fournir une liste de votre arsenal l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) .

    Fox News : Et êtes-vous prêt à ouvrir les sites d’armes chimiques à une inspection internationale ?

    Le président Assad : Nous n’avons pas dit que nous adhérions partiellement à cet accord ou à cette organisation, nous y adhérons pleinement. Nous avons envoyé la lettre, nous avons envoyé le document, et nous nous sommes engagés à respecter pleinement les clauses de cet accord.

    Fox News : Seriez-vous prêt à laisser nos caméras de Fox News avoir accès à certains sites d’armes chimiques de sorte que le peuple américain puisse constater de lui-même ? Est-ce possible ?

    Le président Assad : En Syrie, nous avons des institutions, nous avons des règles, nous avons des conditions, nous devons donc nous adresser à ces institutions pour cette demande, et après avoir étudié la demande, elles peuvent répondre par oui ou par non, mais ce n’est pas au Président de prendre cette décision seul. Donc, nous avons des institutions, et vous pouvez le faire après cet entretien, vous pouvez demander une autorisation.

    Fox News : Pouvez-vous détruire ces armes chimiques rapidement, et si non, pourquoi ?

    Le président Assad : Je pense que c’est une opération très compliquée sur le plan technique, et il faut beaucoup d’argent. Certains l’estiment à environ un milliard de dollars pour le stock syrien. Nous ne sommes pas des experts en la matière, mais c’est l’estimation qu’on nous a donnée récemment. Il faut donc demander aux experts ce que signifie "rapidement" parce qu’il faut du temps, il faut une année, peut-être un peu moins ou un peu plus. Alors, que voulez-vous dire par "rapidement" ?

    Fox News : Puisque ce sont les États-Unis qui ont exigé que vous abandonniez vos armes chimiques, seriez-vous prêts à remettre vos armes chimiques au gouvernement américain pour les détruire en toute sécurité ?

    Le président Assad : Comme je le disais, il faut beaucoup d’argent, il faut environ un milliard, et c’est très préjudiciable à l’environnement. Si l’administration américaine est prête à payer cet argent et de prendre la responsabilité d’emporter des substances toxiques aux États-Unis, pourquoi ne le font-ils pas ? Mais bien sûr, ce sera fait en coopération avec une organisation spécifique des Nations Unies.

    Fox News : Mais vous êtes prêts à les remettre à un moment donné pour assurer leur destruction en toute sécurité ?

    Le président Assad : Peu importe où. Comme je l’ai dit, au final, si vous allez les détruire, peu importe le lieu.

    Fox News : Y a-t-il des conditions ?

    Le président Assad : Non, nous n’avons pas de conditions. Envoyez-les n’importe où. S’ils doivent être détruits, ils peuvent être détruits n’importe où. Comme je l’ai dit, c’est très préjudiciable pour l’environnement, alors, le premier pays qui est prêt à prendre les risques posés par ces produits peut les prendre.

    Fox News : Avez-vous un accord de sécurité avec le gouvernement russe qui garantit, après l’abandon éventuel de vos armes chimiques, que vous serez, en fait, protégé, afin de ne pas être vulnérable aux attaques ? Parce que nous savons qu’il y a d’autres pays qui ont renoncé à leurs armes et qui ont ensuite été attaqués.

    Le président Assad : Vous savez, le rôle de la Russie, sur le plan politique, a été très efficace au cours de la crise en Syrie, au cours des deux dernières années et demi, et elle a opposé son veto à trois reprises au Conseil de sécurité. Donc, en fait, ils vont protégé la Syrie… politiquement. Ils n’ont pas besoin d’avoir un accord de sécurité avec la Syrie. Il ne s’agit pas uniquement de l’armée et de la guerre, mais aussi de politique. Donc, je pense qu’ils font leur travail sans un accord.

    Fox News : Donc, juste pour résumer, vous avez des armes chimiques, vous êtes prêts à suivre le plan pour les détruire, et vous êtes prêts à coopérer avec la communauté internationale à cet égard.

    Le président Assad : Encore une fois, comme je l’ai dit, tout ce que vous mentionnez fait partie de l’accord international, et lorsque nous avons signé cet accord c’était avec l’objectif d’y adhérer pleinement, pas partiellement. Je pense que c’est très clair.

    Fox News : Greg ?

    Fox News : Merci, Dennis. Monsieur le Président, c’est tellement important , permettez-moi de revenir sur un ou deux points seulement, avant de passer à autre chose. Encore une fois, aucune condition ; vous donnerez votre accord à ce plan pour détruire vos armes chimiques. Vous aviez posé des conditions à ce sujet dans le passé, la semaine dernière . Pas de conditions, donc ?

    Le président Assad : Les seules conditions seront celles requises, proposées et énoncées par l’accord. Nous allons donc maintenant discuter des détails avec l’organisation internationale, je n’ai donc pas tous les détails pour en discuter avec vous maintenant, et je ne suis pas expert . Nous avons des spécialistes pour discuter des détails. Mais, pour ne pas entrer dans les détails, retenez ceci : chaque fois que nous signons un accord, au nom de la Syrie, nous respectons toujours les engagements de cet accord.

    Fox News : Votre problème était qu’il y avait la menace de recourir à la force, brandie par les États -Unis, il y a encore un débat sur la possibilité d’inclure dans la résolution, le Chapitre VII présentée à l’ONU pour le recours à la force. Serait-ce une cause de rupture de l’accord si cette résolution était adoptée ?

    Le président Assad : Que serait une cause de rupture ?

    Fox News : La résolution chapitre VII de l’ONU qui permet aux organismes de l’ONU d’utiliser la force si vous ne vous conformez pas au plan.

    Le président Assad : Il y a un malentendu selon lequel nous aurions accepté cet accord en raison de la menace américaine. En fait, si vous revenez en arrière, avant le G20, avant la proposition de cette initiative russe, la menace américaine ne visait pas la remise de notre arsenal chimique, mais d’empêcher son utilisation. Il ne s’agit donc pas de cette menace. La Syrie n’a jamais cédé devant une menace. En réalité, nous avons répondu à l’initiative de la Russie, à nos besoins et à notre conviction. Donc, qu’il y ait un chapitre VII ou pas, il s’agit de politique entre les grands pays.

    Fox News : Donc, pour vous, ça n’a rien à voir ?

    Le président Assad : Non, non, ça n’a rien à voir. Nous avons obéi parce que nous voulions obéir. Nos motivations sont totalement différentes.

    Fox News : Et, encore une fois, ce délai que Dennis a mentionné, une semaine pour remettre une liste complète de vos armes chimiques, et le mois de novembre pour la première visite des inspecteurs, mi 2014 pour la destruction de toutes vos armes chimiques, il s’agit d’un calendrier ambitieux, même pour des experts. Vous pensez que c’est faisable ?

    Le président Assad : Oui, mais nous devons d’abord discuter de ces détails avec l’organisation. Ensuite, le temps n’est pas notre problème, c’est le problème de l’organisation, de combien de temps ils ont besoin pour mettre en œuvre cet accord.

    Fox News : Vous n’avez pas nécessairement signé sur un délai ?

    Le président Assad : Non, non. La seule chose que nous devons faire c’est de fournir les informations et de rendre nos sites accessibles. Ce qui n’est pas un problème. Nous pouvons le faire demain, sans aucun problème.

    Fox News : Vous pourriez le faire dès demain ?

    Le président Assad : Oui, bien sûr. Nous n’avons pas de problème. Le problème, c’est la vitesse avec laquelle ils peuvent être sur place pour commencer à débarrasser tout le matériel chimique, parce que c’est une situation très compliquée . Ce n’est pas une question de volonté, il s’agit d’un problème technique. Alors, seuls les experts peuvent répondre à votre question .

    Fox News : Ce qui m’amène à ma dernière question sur ce sujet, et c’est exactement ce que certaines personnes disent, qu’il ne s’agit que d’une ruse, d’un jeu, parce c’est tellement difficile. Les experts disent que ce sera très difficile de se débarrasser de ces armes chimiques, en particulier dans une situation de guerre comme celle-ci. Vous gagnez effectivement beaucoup de temps.

    Le président Assad : Même sans guerre, c’est difficile. Même avec toutes les conditions réunies par toutes les parties, il faut du temps pour se débarrasser de ces armes.

    Fox News : Vous être donc en train de dire que cela pourrait prendre des années ?

    Le président Assad : Comme je l’ai dit, nous n’avons pas d’expérience en la matière, mais certains disent qu’il faut un an. Je n’ai pas dit des années. Selon ce que j’ai entendu, il faut environ un an, peut-être un peu moins ou un peu plus. Mais il faut voir avec les experts, ce sont eux qui nous le diront.

    Fox News : Passons aux dernières nouvelles importantes. Il y a beaucoup de nouvelles qui arrivent en ce moment, dont le rapport de l’ONU qui vient de paraître sur l’attaque à l’arme chimique, le mois dernier dans la banlieue de Damas. Selon ce rapport, et c’est le rapport que vous avez dit que vous attendiez – vous dites que vous ne voulez pas entendre les États-Unis, que vous n’avez pas envie d’entendre le Royaume-Uni, vous ne voulez pas entendre la France, vous voulez l’ONU, et l’ONU a parlé, et il a dit ceci, je cite : « il existe des preuves claires et convaincantes que le sarin, un gaz neurotoxique a été utilisé », et ils se fondent sur des échantillons de l’environnement, chimiques et médicaux. Ils disent que le meurtre s’est produit sur une échelle relativement grande, y compris d’enfants. Etes vous d’accord avec cette conclision ?

    Le président Assad : Ils ont les échantillons , et ils sont censés être objectifs. Nous n’avons pas eu ce rapport officiel, mais la question est de savoir si je suis d’accord sur l’utilisation du gaz sarin.

    Fox News : Non, si vous êtes d’accord avec l’évaluation que l’attaque à l’arme chimique qui a eu lieu dans la banlieue de Damas, le 21 Août.

    Le président Assad : C’est l’information que nous avons, mais une information n’est pas une preuve .

    Fox News : C’est différent. Vous n’êtes pas d’accord avec le rapport de l’ONU ?

    Le président Assad : Non, non, je ne suis pas en désaccord. Il faut attendre d’avoir les éléments. On ne peut pas dire qu’on est d’accord ou pas d’accord avant d’avoir les éléments.

    Fox News : Ils ont les preuves. Ils ont interviewé 40-50 personnes sur le terrain.

    Le président Assad : Oui, nous devons discuter des preuves avec eux. Nous devons discuter avec eux parce qu’ils vont revenir, ils n’ont pas encore terminé leur mission. Ils vont revenir, et nous devons en discuter avec eux, nous devons voir les détails. Mais nous ne pouvons pas être en désaccord sans avoir de preuve contraire. Donc, personne n’a dit que du gaz n’a pas été utilisé car au mois de mars, nous avons invité la délégation en Syrie parce que le gaz sarin avait été utilisé, au mois de mars. Nous avons la preuve qu’il a été utilisé en Mars, à Alep. Lorsque je m’exprime en tant qu’officiel, je peux parler des preuves que j’ai.

    Fox News : D’accord, mais ils ont sorti un rapport de 38 pages, je veux dire qu’il a été publié hier. Je ne sais pas si vous avez eu la possibilité de le consulter.

    Le président Assad : Non, pas encore. Nous devons l’examiner, nous devons en discuter avant de dire si nous sommes d’accord ou pas. Ca ne date que d’hier soir.

    Fox News : Parlons alors de manière hypothétique. Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a déclaré qu’il s’agit d’un crime de guerre, un acte ignoble, et qu’il s’agit d’une grave violation du droit international. Si cet événement s’est passé comme ils le disent, serait-ce ignoble, serait-ce une violation du droit international ?

    Le président Assad : Cela va de soi, bien sûr.

    Fox News : Cela va de soi.

    Le président Assad : Bien sûr, c’est évident, c’est ignoble, c’est un crime.

    Fox News : Parce que je suis sûr que vous avez vu les vidéos que nous avons vues, des enfants en train d’étouffer, des gens en train de vomir.

    Le président Assad : Oui, mais personne n’a vérifié la crédibilité de ces vidéos et de ces photos. Personne ne les a vérifiées. Les seules choses vérifiées sont les échantillons que la délégation a prélevés, des échantillons de sang et autres, du sol et ainsi de suite.

    Fox News : C’est ce qu’ils disent.

    Le président Assad : Mais vous ne pouvez pas construire un rapport sur des vidéos si elles ne sont pas vérifiées, surtout après avoir vécu pendant deux ans et demi dans un monde de manipulations sur la Syrie. Il y a beaucoup de contrefaçons sur Internet.

    Fox News : Il y a un dernier élément clé dans ce rapport de l’ONU, et alors que les inspecteurs de l’ONU n’ont pas désigné de coupable, c’est à dire qu’ils ne désignent pas les coupables de l’attaque, il y a beaucoup d’experts qui interprètent ce rapport, certains à qui j’ai parlé au cours des 12 dernières heures, et qui disent franchement que cette attaque apparaît fortement comme une attaque provenant de votre gouvernement, du gouvernement syrien. Ils mettent en avant un certain nombre de choses, ils disent qu’il y avait une grande quantité de gaz, de gaz sarin, peut-être une tonne. Les rebelles n’auraient pu en avoir autant. Ils mentionnent le type de fusée, une M-14 d’artillerie de 300 millimètres qui n’avait jamais été utilisée par les rebelles auparavant, que ces derniers avaient besoin de gros véhicules pour envoyer ces roquettes, que les rebelles n’ont pas tout ça, et peut-être plus important encore, ils soulignent la trajectoire des roquettes. Ils disent qu’ils ont pu retracer les tirs de roquettes à partir du point d’impact vers l’endroit d’où elles ont été tirées. Et en deux occasions différentes, selon l’ONU, le lieu de tir se trouve à Mont Qasyoun, le quartier général des gardes républicaines . Que répondez-vous à cela ?

    Le président Assad : Tout ce que vous dites fait partie du rapport ? Tous ces points sont dans le rapport ?
    Fox News : Ces points font tous partie de ce rapport. Ce sont tous des faits.

    Le président Assad : Le rapport ne mentionne rien au sujet des gardes républicaines ou des choses comme ça.

    Fox News : Ils ont dit qu’ils ont donné l’origine et la trajectoire du tir, et les gens ont extrapolé à partir de là pour retrouver l’endroit d’où le tir est parti, au nord-ouest de Damas.

    Le président Assad : Tout d’abord, le gaz sarin est appelé gaz de cuisine, savez-vous pourquoi ? Parce que n’importe qui peut fabriquer du sarin chez lui.

    Fox News : Ils ont dit qu’il était de très grande qualité. De meilleure qualité même que celui utilisé en Irak par Saddam Hussein, votre voisin à l’époque.

    Le président Assad : Tout d’abord, un rebelle peut fabriquer du sarin. Deuxièmement, nous savons que tous ces rebelles sont soutenus par des gouvernements, de sorte que tout gouvernement qui en posséderait aurait pu le leur fournir.

    Fox News : Les experts disent qu’ils n’ont jamais rien vu de tel, une tonne de gaz sarin, ça veut dire des lanceurs, des roquettes, tout un équipement, qui se trouve être, de temps en temps, le genre d’armements et de munitions qu’on peut trouver dans vos bases.

    Le président Assad : C’est franchement pas crédible. Vous ne pouvez pas utiliser du sarin près de vos troupes, première chose. Deuxièmement, vous n’utilisez pas des armes de destruction massive lorsque vous avancez, lorsque vous n’êtes pas en train de perdre, que vous ne battez pas en retraite. La situation était en faveur de l’armée. Troisièmement, nous n’avons pas utilisé ces armes lorsque nous étions beaucoup plus en difficulté l’année dernière. Quand ils parlent de troupes ou de n’importe quelle unité de l’armée syrienne qui aurait utilisé ce type d’arme, c’est faux ne serait-ce que parce que ces armes chimiques ne peuvent être utilisées que par des unités spécialisées. Elles ne peuvent pas être utilisées par d’autres unités comme l’infanterie ou des unités traditionnelles similaires. Donc, tout ce que vous avez dit n’est pas réaliste et n’est pas vrai. Certainement, pour ce qui concerne le gouvernement, nous avons la preuve que les groupes terroristes ont utilisé du gaz sarin et les preuves ont été remises aux Russes. Les satellites russes – depuis le début de ces allégations, le 21 Août, ils ont dit qu’ils ont des informations grâce à leurs satellites que la fusée a été lancée à partir d’une autre zone. Alors, pourquoi ne pas tenir compte de ce point de vue ? Et donc, toute cette histoire ne tient même pas debout. Ce n’est pas crédible. En un mot, nous n’avons pas utilisé d’armes chimiques à Ghouta, parce que si nous l’avions fait, nous aurions touché nos troupes, nous aurions blessé des dizaines de milliers de civils vivant à Damas.

    Fox News : Pour conclure cette partie, Monsieur le Président, permettrez-vous une enquête plus approfondie ?

    Allez-vous permettre aux enquêteurs de l’ONU de venir, peut-être pour étudier plus en détail cette attaque ou d’autres attaques ? Il y a quelque chose comme 14 attaques différentes où des accusations ont été lancées des deux côtés et même une équipe de l’ONU qui se prononcerait sur la culpabilité, la responsabilité de cette attaque . Vous allez permettre à ces équipes de l’ONU d’entrer ?

    Le président Assad : C’est nous qui les avons invité en premier à venir en Syrie, au mois de mars, et nous leur avons demandé de revenir en Syrie pour poursuivre leurs investigations parce que nous avons plus d’endroits à étudier. Ce sont les États-Unis qui ont fait pression sur eux récemment pour partir avant la fin de leurs missions. Lorsque nous avons invité la délégation, nous avons voulu que cette délégation ait les pleins pouvoirs pour enquêter sur tout, non seulement sur l’utilisation du gaz sarin ou les armes chimiques, mais d’enquêter sur tout, sur les auteurs, sur le mode opératoire. Mais les Etats-Unis ont fait pression pour limiter l’enquête à l’usage ou non du gaz. Pourquoi ? Parce que, je pense que l’administration américaine a pensé que s’ils enquêtaient sur qui et comment, ils arriveraient à la conclusion que les auteurs sont les rebelles ou les terroristes, et non l’inverse.

    Fox News : Merci, Monsieur le Président. Dennis ?

    Fox News : Permettez-moi alors, pour rebondir, de vous poser des questions sur la diplomatie. Quelles démarches diplomatiques êtes-vous prêt à faire pour redonner confiance à la paix dans votre pays ?

    Le président Assad : Toute initiative diplomatique sans stabilité et l’élimination des terroristes ne serait qu’une illusion. Toute initiative diplomatique doit commencer par arrêter l’afflux des terroristes, le soutien logistique, en armement et financier, à ces terroristes. Ensuite, vous avez un plan complet, les Syriens pourraient s’asseoir autour d’une table, discuter de l’avenir de la Syrie, du système politique, de la constitution et de tout.

    Fox News : Est-ce que l’avenir inclurait des négociations avec l’opposition syrienne ?

    Le président Assad : Certainement, ce qui ne signifie pas négocier avec les terroristes.

    Fox News : Je comprends. Mais ça veut dire que vous êtes prêt pour, disons, un programme de réconciliation avec ceux qui vous sont opposés ? Êtes-vous prêt pour cela ?

    Le président Assad : Bien sûr, nous l’avons annoncé au début de l’année. Nous avons dit que nous sommes prêts à discuter avec tout parti politique intérieur et extérieur de la Syrie.

    Fox News : Projetons-nous dans un an. Seriez-vous prêt à offrir l’amnistie à tous les Syriens qui s’opposent à votre gouvernement ?

    Le président Assad : Ils n’ont pas enfreint la loi, s’ils s’opposent au gouvernement, ils peuvent venir en Syrie sans amnistie. L’amnistie ne concerne que ceux qui ont enfreint ou violé la loi syrienne. Si vous y êtes opposant, ce n’est pas un crime.

    Fox News : Croyez-vous en l’amnistie comme un chemin vers la paix ?

    Le président Assad : Cela dépend pour qui. Pour ceux qui ont du sang sur les mains, cela pourrait se faire dans le cadre d’une réconciliation nationale.

    Fox News : Cela inclurait-il des indemnisations aux familles de ceux qui ont été tués ?

    Le président Assad : Ce n’est pas au président qui décider de tous ces détails. Je pense que c’est la réunion syrienne de toutes les factions et partis qui définira tous ces détails.

    Fox News : Que diriez-vous, Monsieur le Président, aux millions de Syriens qui sont actuellement réfugiés, alors que vous rapprochez d’un processus de paix ? Que feriez-vous pour leur dire « s’il vous plaît, revenez à la maison » ?
    Le président Assad : Bien sûr, nous voulons qu’ils reviennent dans leurs villages, leurs villes, leurs maisons, leurs foyers, nous le voulons. Mais nous devons les aider à se débarrasser des terroristes , parce que la majorité de ces réfugiés sont partis à cause des terroristes, pas à cause du gouvernement. En fait, nous avons des réfugiés en Syrie qui sont aidés par le gouvernement.

    Fox News : Permettez-moi de vous poser cette question, avez-vous parlé avec le président Obama ?

    Le président Assad : Jamais.

    Fox News : Avez-vous déjà parlé avec lui ?

    Le président Assad : Non

    Fox News : Ca vous intéresserait de lui parler ?

    Le président Assad : Ca dépend du contenu. (Rires ) Il ne s’agit pas de bavarder.

    Fox News : Si vous vouliez lui envoyer un message maintenant, que lui diriez-vous ?

    Le président Assad : Écoutez votre peuple ; suivez le bon sens de votre peuple. Rien de plus.

    Fox News : Le Pape François a demandé à la communauté internationale d’abandonner la poursuite futile d’une solution militaire. Croyez-vous que le conseil du pape est valable, pour votre gouvernement, et pour d’autres pays ?
    Le président Assad : Bien sûr. Nous avons invité tous les militants en Syrie à renoncer aux armes, et nous avons offert l’amnistie à tous ceux qui veulent déposer les armes et retourner à une vie normale en tant que citoyen syrien. Bien sûr, nous y croyons..

    Fox News : Monsieur le Président, notre temps est limité et je voudrais brièvement retourner dans le passé. J’étais ici en 2000 pour les funérailles de votre père. Vous avez assumé le poste de président, et à ce moment là certaines personnes avaient un réel espoir en vous, comme réformateur, pour changer les choses, pour apporter plus de démocratie dans ce pays. Cependant, les critiques et les analystes disent que vous avez régressé au point où maintenant vous êtes catalogué d’autre chose, vous êtes stigmatisé comme un "dictateur" ou même bien pire. Que ressentez-vous lorsque vous entendez des gens dire que vous vous êtes égaré, c’est-à-dire que vous vous êtes éloigné de la voie des réformes que vous auriez pu accomplir à l’époque, et qui auraient pu éviter tout ce qui se passe maintenant ?

    Le président Assad : Tout d’abord, si vous voulez parler d’espoir, je voudrais dire que je suis l’espoir des Syriens, peu importe que je sois l’espoir d’un étranger, qu’il soit officiel ou toute autre. Donc, tous les termes que vous avez employés dans votre question doivent être adressés aux Syriens pour voir s’ils sont d’accord sur ces termes ou non. Au final, il ne s’agit pas de termes, mais de contenu. Ce n’est pas grave ce qu’ils disent, dictateur ou réformateur. Aujourd’hui, il y a de la propagande. Disent-ils la même chose au sujet de leurs alliés dans les pays du Golfe ? Est-ce qu’ils parlent de dictatures dans les États du Golfe ?

    Fox News : Nous parlons de la Syrie.

    Le président Assad : Oui, je sais, mais j’ai le droit de répondre sur les autres états qui sont bien plus éloignés de la démocratie que l’état syrien. Pour revenir à votre question, la réforme n’est pas le travail d’une certaine personne dans un pays, que ce soit le président ou le gouvernement ou le peuple. Le Président et le gouvernement peuvent conduire la réforme, mais la réforme est un processus social , et il est influencé par beaucoup de choses différentes, y compris les facteurs externes – si vous avez une guerre, si vous avez la stabilité, si vous avez de meilleures conditions économiques, si vous avez de très mauvaises idéologies qui viennent de l’étranger. Parlons donc de réforme telle que je l’avais présentée au tout début et à laquelle je crois toujours. On devrait avoir une démocratie qui reflète ses propres traditions, mais la démocratie n’est pas un but. Cela signifie atteindre la prospérité et une démocratie basée sur l’acceptation de l’autre. Quand vous avez une idéologie fermée et de nombreux tabous qui vous empêchent d’accepter d’autres cultures dans votre pays, vous régressez. Ce que le président fait à cet égard n’a pas d’importance. Ni la constitution, ni la loi, ni aucun autre processus ne peut instaurer une véritable démocratie, crédible, dans une telle société. Ce n’est que lorsque la société elle-même l’instaure que vous pouvez parler de démocratie. C’est une culture. Je suis donc toujours un réformateur, je crois toujours aux mêmes valeurs, mais si vous revenez à l’histoire de ces dernières décennies, les situations les plus complexes qui se déroulent dans notre région, sont des raisons pour lesquelles la démocratie – non seulement en Syrie mais dans toute la région, est en recul. Nous nous éloignons de la démocratie, et non l’inverse.

    Fox News : Mais encore une fois, pour rester avec votre pays et avec un peu d’histoire récente, retournons à il y a deux ans et demi, c’était la première manifestation dans ce pays. Les gens ont dit que c’était un signe de mécontentement, de votre propre peuple, envers vos réformes vers la démocratie, et c’était tout simplement ce qu’ils demandaient : plus de démocratie, plus de réformes. Ils en vous demandaient même pas de quitter le pouvoir à l’époque. Les critiques diront que vous réagi trop violemment, trop vite, avec des chars, ciblant les manifestants, des tortures, etc. C’est une critique, que vous avez raté, une fois de plus, une occasion. Qu’en pensez-vous que, deux ans et demi plus tard ?

    Le président Assad : Premièrement, posons une question très simple : si nous voulons opprimer les gens parce que nous n’acceptons pas leurs demandes, pourquoi le président lui-même – je l’ai dit dans un de mes discours au tout début du conflit, pourquoi ai-je dit publiquement que ces gens ont des revendications légitimes ? Deuxièmement, si nous allions utiliser la force, pourquoi avons-nous modifié la Constitution ? Pourquoi avons-nous modifié la loi ? Pourquoi avons-nous maintenant plus de 15 nouveaux partis politiques en Syrie ? Pourquoi avons-nous modifié autant de lois, tel qu’ils le demandaient ? Parce que nous savions qu’il ne s’agissait pas de démocratie. S’ils demandaient la démocratie, pourquoi ont-ils tué certains – je ne veux pas généraliser – certains manifestants ont manifesté pour les raisons que vous avez mentionnées, mais d’autres ont tué des soldats et des policiers dés la première semaine du conflit. Quel rapport entre demander la démocratie et le meurtre et l’assassinat ? Donc, nous devons être très précis et faire la distinction entre ceux qui demandent la démocratie et les terroristes. Une partie de ces gens qui s’opposaient au gouvernement au début, aujourd’hui soutiennent le gouvernement contre les terroristes, parce qu’ils ont demandé des réformes, pas des terroristes. Donc, vous parlez de deux situations complètement différentes, celle entre le début du conflit et celle d’aujourd’hui. Donc, nous avançons toujours sur la voie de la démocratie, et vers une partie de la solution que j’ai mentionnée il y a quelques minutes. Lorsque nous serons assis autour d’une table, le peuple syrien dira quelle est la meilleure constitution, quel est le meilleur système politique. S’il veut un système parlementaire, présidentiel, semi-présidentiel, et ainsi de suite. Quelles lois ? Tout ! Ce n’est donc pas le président qui décidera. Si les gens veulent mettre en place leur propre système, c’est ça la démocratie.

    Fox News : Eh bien, vous soulevez un point qui m’amène à la prochaine question. Certains diront que vous avez mené une guerre d’usure, c’est-à-dire que vous avez neutralisé les modérés, et certains de ceux qui se sentaient, très pacifiquement, qu’ils voulaient un changement et la démocratie. Maintenant, après deux ans et ans et demi de combats, ils sont prêts à céder un peu, et dès le début vous avez parlé de terroristes arrivant de l’extérieur. Et maintenant vous avez créé une situation sur le terrain en raison de la longue période pendant laquelle les terroristes ont pu entrer. Mon point est le suivant : vous n’êtes pas vraiment en train de changer les mentalités, vous êtes simplement en train de pousser les gens là où vous voulez qu’ils aillent, là où, après deux ans et demi, et 110.000 morts, des villes en ruines, vous espérez que les gens vont se rendre à l’idée. Est-ce vraiment là où vous vouliez en venir avec cette idée ?

    Le président Assad : Ce que vous dites en essence, c’est que j’ai créé cette ambiance en invitant les terroristes en Syrie ?

    Fox News : Vous avez tenu tête suffisamment longtemps devant les revendications pacifiques.

    Le président Assad : Dès le début, nous avons accepté les demandes.

    Fox News : Vous avez accepté les demandes ?

    Le président Assad : Dès le début, avant que ces terroristes ou ces étrangers viennent de Syrie. Dès le début, en 2011, six jours après le conflit, nous avons dit que nous allions changer, et nous avons commencé le processus de modification de la constitution deux ou trois mois après. Et nous avons voté. Je n’ai pas changé la constitution, il y a eu un référendum, et les gens ont voté lors de ce référendum pour la nouvelle constitution, au début de 2012, en février, moins d’un an après le début du conflit. Donc, ce que vous dites est bien loin de la réalité, la réalité est complètement différente. Rien de tout ça n’a eu lieu en Syrie. Vous parlez peut-être d’un autre pays. Ce qui s’est passé en Syrie, depuis le début, nous avons dit que s’il y avait des revendications, nous étions disposés à changer n’importe quoi. Que ferait un président ou comment pourrait-il réussir si les gens sont contre lui ? Comment peut-il réussir ? Voulez-vous être le président juste pour le plaisir d’être président ? Ce n’est pas réaliste, c’est impossible.

    Fox News : Défendez-vous les tactiques employées dans cette guerre ? Il y a un an, nous étions à Homs, l’une de vos grandes villes, et nous avons vu que votre artillerie, positionnée autour de la ville, pilonner encore et encore, sans relâche, le centre de la ville. Vous dites que vous vous en prenez à l’ennemi, vous dites que vous vous en prenez aux terroristes, mais ça, ce que certains appelleraient des bombardements aveugles, a fait de très nombreux morts parmi les civils qui, franchement, ont laissé la ville et beaucoup d’autres grandes villes comme Alep et d’autres, en ruines. Est-ce la voie à suivre, si vous pensez qu’il y a des terroristes là-bas, les terroristes ennemis de votre état ?

    Le président Assad : C’est comme si vous disiez que lorsque les terroristes s’infiltrent dans une certaine zone ou attaquent une certaine partie de n’importe quelle ville, les civils resteraient ? C’est impossible. Chaque fois que les terroristes entrent dans une zone, les civils partent à moins qu’ils soient utilisés comme boucliers humains. Mais dans la plupart des cas, les civils ont quitté la région à cause des terroristes, ce qui explique le nombre de réfugiés. Donc, dans la plupart des cas, l’armée syrienne a attaqué des zones où il n’y a pas de civils. Dans la plupart des cas, vous pouvez difficilement trouver des civils avec des terroristes .

    Fox News : Mais il y a des estimations, Monsieur le Président, qui disent que sur un total de 110.000 morts à ce jour, 50.000 au moins sont des civils. Voulez-vous dire qu’il y avait 50.000 boucliers humains ?

    Le président Assad : Tout d’abord, quelle est la source de votre information ?

    Fox News : C’est une estimation par des analystes qui se penchent sur ces chiffres. Vous pensez que les chiffres sont plus bas
    Le président Assad : Des analystes qui vivent aux Etats-Unis ou en Europe ? Vous ne pouvez parler que de faits, vous ne pouvez pas parler d’estimations et d’allégations.

    Fox News : 110,000 est un chiffre sur lequel tout le monde est d’accord.

    Le président Assad : Bien sûr, je dit il y a des dizaines de milliers de morts. Je n’ai pas donné de chiffre exact pour une raison : parce que nous avons des milliers de personnes portées disparues. Nous ne pouvons pas les compter parmi les morts avant de savoir s’ils sont morts. Nous sommes en guerre. Donc, pour avancer des chiffres, il faut être très précis. Vous citez un nombre comme s’il s’agissait d’une feuille de calcul, sans savoir qu’ils ont de la famille, que c’est une tragédie. Nous vivons avec ces gens. Il s’agit d’une tragédie humaine. Il ne s’agit pas de chiffres, il s’agit de toutes les familles en Syrie qui ont perdu des êtres chers, y compris ma propre famille. Nous avons perdu des membres de la famille. Nous avons perdu des amis et c’est pour cela que nous nous battons contre le terrorisme. Et dans ce cas, si nous laissions faire les terroristes, sans les combattre, ce chiffre, s’il était proche de la réalité, serait démultiplié, serait dans les millions, pas dans les centaines de milliers .

    Fox News : Nous ne voulons pas nous noyer dans les chiffres, parce que comme vous le dites, c’est un drame humain. Mais encore une fois, vous avez dit que 90 % de l’opposition, des rebelles, sont Al-Qaïda. Vous maintenez ce chiffre, 90% ?

    Le président Assad : 80 à 90% , personne n’a pas le chiffre exact. On n’a pas le chiffre exacte parce qu’ils vont et viennent dans un flux irrégulier.

    Fox News : Vous ne pensez pas que ce chiffre est trop élevé ? Certains donnent des chiffres inférieurs, au moins 50/50. On pourrait dire que c’est au moins 50/50.

    Le président Assad : Qui dit ça ? Je suis sûr qu’ils ne sont pas Syriens. Personne en Syrie ne dit qu’ils sont 50/50. A l’étranger peut-être, ils ont leurs propres estimations. Mais c’est notre conflit, nous vivons ici, c’est notre pays. Nous, nous pouvons dire combien. Mais 50/50… comment les ont-ils comptés ?

    Fox News : Mais encore une fois, juste pour résumer ce que vous venez de dire, vous avez dit « l’opposition a été fabriquée depuis l’étranger. » Pensez-vous réellement cela ?

    Le président Assad : Ce n’est pas un sentiment, et il ne s’agit pas de ce que je ressens. Il s’agit de faits qui sont présentés devant nous. S’ils n’ont pas de base sociale en Syrie – parce que nous avons une opposition en Syrie, qui a une base sociale – pourquoi avoir une opposition à l’étranger ? De quoi vivent-ils ? Qui leur donne de l’argent ? Comment sont-ils financés ? Et nous savons que certains d’entre eux appartiennent aux États-Unis et à la Grande-Bretagne et à la France , et au Qatar et à l’Arabie saoudite. Une véritable opposition n’appartient qu’au peuple syrien. Et s’il n’appartient pas à ce peuple, il appartient à d’autres pays. C’est évident.

    Fox News : Êtes-vous en train de minimiser les morts en disant que ce n’est pas 50000, mais 40.000 ou 30.000 ?

    Le président Assad : On ne peut pas le minimiser parce que dans chaque foyer il y a une douleur aujourd’hui, dans chaque foyer, il y a une tristesse. On ne peut pas minimiser. Que le chiffre soit supérieur ou inférieur, c’est une tragédie. Nous vivons en Syrie, nous devons parler des causes. Qui les a tués ? Pas le gouvernement, mais les terroristes. Nous défendons notre pays. Si nous ne le défendions pas, ce chiffre serait beaucoup plus élevé, c’est ce que je voulais dire.

    Fox News : Je voulais simplement clarifier cela. Maintenant, en examinant les choses de manière plus globale, ce qui semble être un tournant pour le monde, ici dans une Syrie déchirée par la guerre, une nouvelle feuille de route pour la paix mondiale semble se développer, en commençant par votre abandon de vos armes chimiques, pour ensuite passer à un plan concret pour la paix en Syrie. Pensez-vous que nous assistons à une telle évolution de la situation ?

    Le président Assad : Parlez-vous de la situation en Syrie ? Il n’y a pas de relation directe entre la question des produits chimiques et le conflit en Syrie. C’est complètement différent. Donc, si nous voulons avancer vers une solution politique, nous pouvons, mais ce n’est pas lié à l’accord chimique.

    Fox News : Je comprends, mais le fait que cette question chimique a interpellé le monde entier qui a fini par prêter attention, est-ce une situation à partir de laquelle vous pouvez construire quelque chose ?

    Le président Assad : Cela dépend en grande partie des pays qui soutiennent les terroristes en Syrie.

    Fox News : Avant de redonner la parole à Greg , il y a beaucoup de pays désormais impliqués dans ce processus, pas seulement aux États-Unis et la Russie, mais l’Iran, Israël, la Turquie et même la Chine. Donc, tout dépend de la coopération de la Syrie avec le processus de Genève. Êtes-vous prêt à faire en sorte que cette opportunité ne s’écroule pas ?

    Le président Assad : Nous avons soutenu le processus de Genève dès le début. Nous avons coopéré avec les envoyés de l’ONU qui sont venus en Syrie. En fait, celui qui a mis des obstacles n’était pas la Syrie ni la Russie ni la Chine, mais les États-Unis, pour de nombreuses raisons différentes. Une des principales raisons est qu’ils n’ont pas de véritable opposition à l’étranger. Ils savent que c’est un de leurs principaux problèmes, parce que le coeur de la conférence de Genève est le respect de la volonté du peuple syrien, et donc tout accord réalisé à Genève sera proposé au peuple syrien, et si vous n’avez pas de base sociale en Syrie, vous ne pouvez pas convaincre le peuple syrien de vous suivre. C’est le problème que les Américain ont avec leurs marionnettes, pour être très clair et très franc.

    Fox News : Merci Monsieur le Président. Greg.

    Fox News : Pour rebondir sur ce point, Monsieur le Président, d’autres pensent en effet qu’il y a une voie à suivre, que pour la première fois depuis deux ans et demi vous vous adressez sérieusement à la communauté internationale pour parler d’une piste de négociation – une piste étroite, je vous l’accorde, qui porte seulement sur les armes chimiques – et qu’en fait, il pourrait y avoir la possibilité de négociations plus larges. Pourriez-vous en être partie prenante, ou si vos alliés puissants et, au fond, le parrain de cette nouvelle vague de discussions et de négociations, la Russie, estime qu’il serait peut-être plus utile de ne pas vous placer dans une telle situation, quelle serait votre positition ? Êtes-vous prêt à aller jusqu’au bout ou, si cela facilitait les choses, seriez-vous disposé à démissionner pour le bien de votre pays ?

    Le président Assad : Être président ou pas, c’est quelque chose qui doit être décidé par le peuple syrien et par les urnes et personne d’autre, ami ou ennemi ou n’importe qui, n’a son mot à dire sur cette question. Si le peuple syrien veut que vous soyez président, vous devez rester. S’il ne veut pas de vous, vous devez quitter tout de suite, avec ou sans la conférence. C’est évident, nous ne discutons pas de cela, et je l’ai dit de nombreuses fois. Donc, personne n’a à le dire et la Russie n’a jamais tenté de s’immiscer dans les affaires syriennes. Il y a un respect mutuel entre la Syrie et la Russie, et ils n’ont jamais tenté de s’immiscer dans ces affaires syriens. Seuls l’administration américaine et ses alliés européens, et certains de leurs marionnettes dans le monde arabe, répètent ces mots, que le président doit partir, ce que le peuple syrien doit faire, quel genre de gouvernement ; il n’y a que ce bloc qui interfère dans les affaires d’un pays souverain.

    Fox News : Je sais que vous avez dit qu’il y a des élections prévues ici en 2014. Vous seriez candidat, et vous accepteriez que le peuple vote pour ou contre vous, et ces élections pourraient se tenir dans le climat actuel ?

    Le président Assad : Vous devez sonder l’humeur du peuple, la volonté et le désir du peuple à ce moment là pour voir s’il veut de vous comme candidat ou pas. S’il le peuple ne vous voit pas d’un bon oeil, vous ne vous présentez pas. Il est encore trop tôt parce que tous les jours il y a quelque chose de nouveau. Je peux prendre ma décision avant les élections.

    Fox News : Monsieur le Président, selon le New York Times le président Obama a déclaré que le plus grand objectif à l’égard de la Syrie est de réduire l’usage d’armes chimiques et la prolifération des armes chimiques à travers le monde. Croyez-vous que cela pourrait être une occasion pour rétablir les relations entre la Syrie et les États- Unis ?

    Le président Assad : Cela dépend de la crédibilité de l’administration, n’importe quelle administration, et cela dépend de l’administration américaine.

    Fox News : Mais vous ne dites pas que notre président n’a pas de crédibilité ; je vous demande si c’est une occasion pour vous de remettre à zéro les relations avec les États- Unis ?

    Le président Assad : Comme je l’ait dit, la relation dépend de la crédibilité de l’administration. Nous n’avons jamais considéré les Etats-Unis comme un ennemi ; nous n’avons jamais considéré le peuple américain comme un ennemi. Nous aimons toujours avoir de bonnes relations avec tous les pays du monde et avant tout avec les Etats-Unis parce que c’est le plus beau pays du monde. Cela est normal et évident. Mais cela ne veut pas dire obéir aux ordres et aux directives des Etats- Unis. Nous avons nos propres intérêts, nous avons une civilisation et nous avons notre volonté. Ils doivent l’accepter et le respecter. Nous n’avons pas de problème avec le respect mutuel. Nous voulons avoir de bonnes relations, bien sûr.

    Fox News : Permettez- moi de vous demander quelques précisions en ce qui concerne l’avenir . Allez-vous vers une sorte de constitution pour la Syrie qui garantirait une plus grande liberté pour le peuple syrien ? Voulez-vous vraiment œuvrer dans ce sens ?

    Le président Assad : Notre Constitution garantit aujourd’hui plus de liberté mais tout dépend de la teneur de cette liberté. C’est ce que les parties syriennes pourraient discuter autour d’une table. Ce n’est pas la constitution du président, ce n’est pas ma vision ni mon propre projet. Cela devrait être un projet national. Ainsi, les Syriens devraient définir exactement ce qu’ils veulent et je dois accepter leur volonté.

    Fox News : Par exemple, que pensez-vous des élections libres ?

    Le président Assad: Bien sûr, nous avons déjà des élections libres avec la constitution actuelle. Nous allons avoir des élections libres l’année prochaine, en mai 2014.

    Fox News : Est-ce qu’il y a quelqu’un d’autre qui peut être président de la Syrie ?

    Le président Assad : Bien sûr, n’importe qui peut être président .

    Fox News : Vous n’êtes donc pas le seul à pouvoir l’être ?

    Le président Assad : Non, je ne suis pas le seul, loin s’en faut.

    Fox News : Vous croyez donc qu’il est possible pour la Syrie d’avoir une transition pacifique sans que vous soyez au pouvoir ? Est-ce possible ?

    Le président Assad : Que voulez-vous dire par transition ; transition de quoi ?

    Fox News : Une transition vers une résolution du conflit et de la guerre, est-ce possible sans votre présence au pouvoir ?

    Le président Assad : Si le peuple syrien ne veut plus de moi, que ce soit dans une situation transitoire, permanente, normale ou naturelle, cela signifie que ça sera possible. Tout ce que les gens ne veulent pas ne pourra pas apporter la paix et rendre la situation paisible.

    Fox News : Projetons-nous cinq ans dans le futur,. A quoi ressemblera la Syrie ?

    Le président Assad : Nous avons tellement de défis si nous nous débarrassons de ce conflit, bien sûr, le plus urgent est de se débarrasser des terroristes, comme je l’ai dit. Mais la chose la plus importante est leur idéologie. Nous n’avons aucun doute que l’existence de terroristes de partout dans le monde – des terroristes extrémistes – ont eu des effets secondaires sur les cœurs et les esprits des jeunes. Que pouvez-vous attendre d’un enfant qui a tenté de décapiter quelqu’un de sa propre main ? Que peut-on attendre d’enfants qui ont regardé des décapitations et des barbecues de têtes et regardé des cannibales en Syrie, à la télévision et sur Internet ? Je suis sûr qu’il y a beaucoup d’impacts psychologiques et d’effets secondaires et c’est mauvais pour la société. Nous devons donc réhabiliter cette génération pour qu’elle soit de nouveau tolérante, comme l’était la Syrie. Bien sûr, je parle d’un problème très local qui, si nous l’ignorons, pourrait se répandre comme une onde dans la société. Ensuite, nous devons reconstruire nos infrastructures, qui ont été détruites récemment, reconstruire notre économie et, comme je l’ai dit, avoir un nouveau système politique qui convient au peuple syrien et au système économique, entre autres.

    Fox News : Monsieur le Président, en tant que journaliste, je veux juste vous dire ce que je vois lorsque je voyage à travers votre pays. J’ai vu cette crise perdurer. À l’heure actuelle, je vois comme vous un pays où peut-être 60% ou 70% du territoire échappe à votre contrôle, ainsi que peut-être 40% de votre population, six millions de personnes ont été déplacées, près d’un tiers de la population, ont été déplacées par cette guerre. Nous parlons du nombre de morts et de blessés. Voyez-vous un chemin de retour, voyez-vous une manière pour que le peuple puisse à nouveau vous soutenir massivement ? Voyez-vous quelque chose que vous pourriez faire pour rattraper ces deux ans et demi d’horreur, de guerre sanglante que le pays a subi ?

    Le président Assad : Aujourd’hui, après que la majorité du peuple a connu la signification de terrorisme – je parle d’un pays qui était autrefois l’un des pays les plus sûrs au monde, nous étions en 4ème position dans le classement international des pays les plus sûrs – et après qu’ils ont vécu directement l’extrémisme et le terrorisme, ces gens soutiennent le gouvernement. Ils soutiennent donc le gouvernement. Peu importe qu’ils me soutiennent personnellement ou pas. La chose la plus importante est que la majorité soutient les institutions. Le pourcentage que vous avancez, bien sûr, n’est pas correct. Quoi qu’il en soit, l’armée et la police ne sont pas partout en Syrie, et le problème présent n’est pas une guerre entre deux pays où deux armées partent à la conquête des territoires respectifs. Il s’agit d’infiltration de terroristes. Lorsque nous libérons une zone des terroristes, ils partent ailleurs pour continuer à détruire, tuer et effectuer leur routine. Le problème maintenant est l’infiltration de ces terroristes en Syrie et le problème le plus dangereux auquel nous sommes confrontés est leur idéologie, et ça c’est plus important que tel ou tel pourcentage. Au final, un grand nombre d’entre eux sont des étrangers, et un jour ils partiront ou mourront ici en Syrie. Mais c’est l’idéologie qui sera le principal souci de la Syrie et des pays voisins. Et cela devrait être le souci de tous les pays, y compris des Etats-Unis

    Fox News : Monsieur le Président, merci beaucoup pour cette interview.

    Le président Assad : Je vous remercie d’être venus en Syrie.

    Traduction: Allain Jules

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  14. #8
    Senior Member

    Re: Informations concernant la Syrie

    Sous nos yeux »
    Le secret des gaz israéliens
    par Thierry Meyssan

    Ce sont les recherches israéliennes sur les armes chimiques et biologiques qui ont poussé historiquement la Syrie à rejeter la Convention interdisant les armes chimiques. C’est pourquoi la signature par Damas de ce document risque de mettre en lumière l’existence, et éventuellement la poursuite, de recherches sur des armes sélectives destinées à tuer les seules populations arabes.
    __________________________________________________ ____________________________________________
    Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 15 septembre 2013
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    Le docteur Wounter Basson, lors de son second procès, en 2011. Il dirigea le programme secret de recherches en armes chimiques et bactériologiques conduit conjointement par Israël et l’Afrique du Sud de l’apartheid, de 1985 à 1994.

    Les médias occidentaux paraissent stupéfaits du revirement des États-Unis face à la Syrie. Alors qu’ils annonçaient tous, il y a deux semaines, une campagne de bombardements et la chute inéluctable du « régime », ils restent sans voix devant la reculade de Barack Obama. C’était pourtant probable, comme je l’écrivais dans ces colonnes, l’engagement de Washington en Syrie n’a plus de mobile stratégique important. Sa politique actuelle est d’abord guidée par le souci de conserver son statut d’hyper-puissance unique.

    En prenant au mot, ce qui n’était à l’origine qu’une boutade de John Kerry, et en proposant l’adhésion de la Syrie à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, Moscou a satisfait la rhétorique de Washington sans que celui-ci ait à faire une guerre de plus, en période de crise économique. Les États-Unis conservent en théorie leur statut, même si chacun voit bien que c’est désormais la Russie qui mène le jeu.

    Les armes chimiques ont deux usages : soit militaires, soit pour exterminer une population. Elles ont été utilisées lors des guerres de tranchées, de la Première Guerre mondiale à l’agression irakienne contre l’Iran, mais elles ne servent à rien dans les guerres modernes, dont le front est toujours mouvant. C’est donc avec soulagement que 189 États ont signé la Convention les interdisant, en 1993 : ils pouvaient ainsi se débarrasser de stocks dangereux et inutiles, dont la garde leur était onéreuse.
    Un second usage est l’extermination de populations civiles avant la colonisation de leur territoire. Ainsi en 1935-36, l’Italie fasciste conquiert une large partie de l’Érythrée en éliminant sa population au gaz moutarde. Dans cette perspective coloniale, de 1985 à 1994, Israël finança secrètement les recherches du docteur Wouter Basson au laboratoire de Roodeplaat (Afrique du Sud). Son allié, le régime d’apartheid, cherchait à y mettre au point des substances, chimiques et surtout biologiques, qui n’auraient tué que les individus selon leurs « caractéristiques raciales » (sic), qu’il s’agisse des Palestiniens en particulier et des Arabes en général, ou des personnes à la peau noire. La Commission Vérité et Réconciliation n’a pas été en mesure de déterminer les résultats obtenus par ce programme, ni ce qu’ils sont devenus. Tout au plus a t-elle montré l’implication dans ce vaste projet secret des États-Unis et de la Suisse. Il a été établi que plusieurs milliers de personnes sont mortes comme cobayes du docteur Basson.

    Si l’on comprend les raisons pour lesquelles ni la Syrie, ni l’Égypte n’ont signé, en 1993, la Convention, l’opportunité offerte à Damas par Moscou de la rejoindre aujourd’hui est une aubaine : non seulement, elle met fin à la crise avec les États-Unis et la France, mais elle permet aussi de se débarrasser de stocks inutiles devenus de plus en plus difficiles à défendre. À toutes fins utiles, le président el-Assad a spécifié que la Syrie agissait à la demande de la Russie et non pas sous la contrainte des États-Unis ; une manière élégante de souligner la responsabilité de Moscou de protéger à l’avenir le pays d’une éventuelle attaque chimique israélienne.

    En effet, la colonie juive de Palestine n’a toujours pas ratifié la Convention. Cette situation pourrait rapidement devenir un poids politique pour Tel-Aviv. C’est pourquoi John Kerry s’y rend aujourd’hui, dimanche, pour en discuter avec Benjamin Netanyahu. Si le Premier ministre du dernier État colonial est habile, il devrait sauter sur l’occasion pour annoncer que son pays reconsidérera la question. À moins, bien sûr, que Wouter Basson n’ait trouvé de gaz ethniquement sélectifs et que les faucons israéliens envisagent toujours d’en faire usage.
    Thierry Meyssan

    Source
    Al-Watan (Syrie)
    <:ver_imprimer:> <:recommander:recommander:> Facebook Twitter Delicious Seenthis Digg RSS

    Pour en savoir plus : « L’Afrique du Sud, ex-laboratoire secret de bio-terrorisme des démocraties », Réseau Voltaire, 28 octobre 2002.

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  16. #9
    Junior Member

    Re: Informations concernant la Syrie

    Monsieur le Président, en tant que journaliste, je veux juste vous dire ce que je vois lorsque je voyage à travers votre pays. J’ai vu cette crise perdurer. .............
    [URL]http://www.solitairechamp.biz/[/URL]

  17. #10
    Senior Member

    Re: Informations concernant la Syrie

    Quote Originally Posted by sofiazoe View Post
    Monsieur le Président, en tant que journaliste, je veux juste vous dire ce que je vois lorsque je voyage à travers votre pays. J’ai vu cette crise perdurer. .............
    Ce n'est rien de nouveau. Tout le monde voit cela ici. C'est pourquoi tout le monde a ras le bol et tout le monde va dans la rue. Il y a même eu une journée de colère. Il n'y a presque plus personne qui prend cette marionette à l'Elysée au sérieux
    Amour et Lumière
    BerndCM Aton Flag

  18. #11
    Senior Member

    Re: Informations concernant la Syrie

    La vraie raison pour l'échec de cette drôle de conférence à Genève:
    http://allainjules.com/2014/02/02/vi...e-lopposition/
    Il n'y aura jamais la paix dans ce pays avant que le Talmudistes mondiales ne se retirent (USA, ISRAHELL, ARABIE SAUDITE, FRANCE, UK)
    Ce peuple lutte presque tout seul contre tout ce monde satanique.
    Mais nous savons que ce sera bientôt fini!!
    Amour et Lumière
    BerndCM Aton Flag

  19. #12
    Senior Member

    Re: Informations concernant la Syrie

    DOUBLE JEU (comme si souvent): Des forces du SAS britannique et des SpecOps américaines combattent avec l'EI contre le gouvernement Assad


    http://www.mamafrika.tv/blog/2015/08...regime-dassad/

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